Réseau social du Laboratoire de Didactique et d'Epistémologie des Sciences
Explorer des phénomènes naturels et des technologies à l’aide de démarches caractéristiques des sciences expérimentales.
Mise en évidence du changement d’état de l’eau dans sa transformation liquide-gazeux (évaporation).
Observer les différentes formes de l’eau dans l’environnement
Comprendre le cycle naturel de l’eau.
Remarques :
Comprendre le cycle de l’eau est ardu et demande d’appréhender des notions abstraites, telles que les états de la matière et ses transformations. Il me semblait nécessaire que les élèves comprennent la notion d’évaporation et celle de condensation, pour comprendre le cycle de l’eau. Or, comprendre ces notions nécessite certains prérequis que les enfants n’avaient pas. En effet, comprendre que l’eau s’évapore nécessite d’abord de comprendre ce qu’est l’eau et où elle se trouve sur terre. J’ai vite réalisé que les élèves se représentaient l’eau comme uniquement liquide et non solide, comme c’est le cas de la neige ou de la glace. Il aurait donc fallu commencer par définir avec les enfants ce qu’est l’eau et où elle se trouve, avant d’aborder l’évaporation de l’eau et donc sa transformation de l’état liquide à gazeux. De plus, j’avais imaginé à tort qu’ils connaissaient le phénomène de solidification et de fusion de l’eau, autrement dit que l’eau qui gèle devient de la glace et que la glace qui font devient de l’eau liquide, alors que ce n’était pas nécessairement le cas. Il aurait donc été intéressant d’étudier cette transformation ainsi que sa réversion en premier lieu, puisque plus facilement compréhensible. À travers l’expérimentation, les élèves auraient pu constater ce qui se passe lorsque de l’eau gèle (augmentation du volume, abaissement de la température en-dessous de zéro degré) et nous aurions pu mettre en lien ce phénomène avec le quotidien (pourquoi ne met-on pas de bouteille d’eau remplie à raz-bord dans le réfrigérateur, que se passe-t-il en hivers si on laisse de l’eau dans une piscine ?). La transformation inverse, tout aussi facile à expérimenter, permet de comprendre la conservation de la masse (lorsqu’un glaçon fond, il pèse le même poids) et la réversibilité (la glace qui fond redevient de l’eau liquide, qui peut geler à nouveau). Comprendre la reversibilité à partir de l’évaporation et de la condensation est bien plus difficile, comme j’ai pu le constater lors de ma séquence. Malheureusement, je n’avais à disposition que peu de leçons (4 en tout et pour tout) et c’est pour cette raison que j’avais pris la décision d’étudier l’évaporation en premier lieu. En effet, ce phénomène invisible, permet de comprendre que l’eau des nuages vient de l’eau qui se trouve à la surface de la terre et explique une grande partie du cycle de l’eau.
Ce qui me gêne le plus dans ma séquence est la part très importante accordées aux moments de discussions collectives, qui étaient cependant nécessaires. J’aurai aimé que les élèves soient plus actifs, mais pour cela il aurait fallu penser la séquence différemment, avec des expériences plus simples et réalisables par les élèves. Je pense que j’ai fait l’erreur de vouloir inventer mes propres moyens d’enseignement, plutôt que de me concentrer sur ceux existant. D’une part je me suis compliqué la tâche, puisque j’ai passé de nombreuses journées à créer ce matériel, d’autre part je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat. À l’avenir, je me concenterais plus longuement sur les séquences d’enseignement que l’on me propose, quitte à les modifier par la suite. Je cite alors pour exemple le manuel de Giodan (Toutes les sciences au cycle 3) ou le manuel intitulé activités clé en main sur l’ air et l’eau, qui permettaient de suivre une véritable démarche d’investigation (je me questionne, je cherche, je comprends, je réinvestis).
Ayant appris de mon erreur, je suis certaine que mes prochaines séquences de sciences seront plus dynamiques, axées principalement sur des expériences et approfondies par des discussions, même si certaines notions ne peuvent être abordées que par l’expérience. J’aurais aussi pu utiliser d’autres supports comme l’usage de l’informatique ou de films et faire varier les approches, avec pourquoi pas la visite d’une exposition. J’avais d’ailleurs pensé faire un lien entre ma séquence et l’exposition de Yann Arthus Bertrand, appelée Des Forêts et des Hommes, pour expliquer l’importance des arbres dans le cycle de l’eau et l’importance de les préserver pour la vie sur la planète. Si nous avions eu le temps, nous aurions pu visiter celle-ci et même bénéficier d’une visite pédagogique offerte par des professionnels .
Dernière mise à jour par : Laurent Dubois 26 janv. 2012.
Dans la peau d'un chercheur présenté sur la TSR au 12h45 du 7 mars 2011
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