Réseau social du Laboratoire de Didactique et d'Epistémologie des Sciences
Publié(e) par 18 mars 2012 à 14:36 0 Commentaires 3 J'aime
Ces premiers cours de didactique des sciences ont été un réel soulagement pour moi. En effet, j’ai pu enfin voir que les sciences à l’école pouvaient se résumer à autre chose que de l’appris par cœur et/ou de la recherche documentaire. Pourtant, c’est les seuls souvenirs que je garde de cette discipline, notamment au niveau du primaire.
Nous partions souvent d’un grand thème, par exemple, les animaux, puis nous devions mener l’enquête et trouver dans des encyclopédies des…
Pour aller plus loin concernant l’évaluation des compétences :
Salut Jasmine!
J’ai beaucoup apprécié ton billet de blog et ta réflexion concernant l’enseignement des sciences en primaire. Tout comme toi, j’ai le même souvenir des leçons dans cette matière. On peut se dire : « Oui mais c’était il y a longtemps… ». Cependant, lors de deux de mes stages, j’ai pu me rendre compte, qu’encore aujourd’hui, les enseignants ont tendance à travailler les sciences à l’aide de fiches et de textes à la recherche de LA bonne réponse. Par ailleurs, j’ai pu aisément me rendre compte que ce genre d’activités n’enthousiasmait pas vraiment les élèves : cela semblait ne pas avoir de sens pour la majorité d’entre eux. De plus, comme l’écrit André Giordan dans son livre intitulé une didactique pour les sciences expérimentales, nous devrions nous questionner sur les savoirs à transmettre dans le contexte socioculturel d’aujourd’hui et sur la manière de les transmettre, car «l’éducation ne peut se limiter à l’acquisition de savoirs purement formels et faire de la science une sorte d’image d’Epinal (comme le proposent souvent les médias). Il s’agit en priorité de valoriser l’acquisition d’une attitude où l’étonnement, la confiance en soi et l’esprit critique sont mis en avant. […] [La démarche scientifique] s’inscrit dans un processus d’élaboration de savoirs où le questionnement est toujours prioritaire et la recherche d’informations nécessaire. » (p.13).
C’est pourquoi, tout comme toi, j’ai été agréablement surprise des cours dispensés par l’université dans cette matière : j’ai également particulièrement aimé l’idée de mettre les élèves dans des postures de chercheurs. Ainsi, c’est ce que nous avons décidé de faire dans notre classe de stage de 3PH avec David Gamboa Dos Santos. En effet, notre formatrice avait commencé le thème du vivant et voulait que nous travaillions les végétaux avec ses élèves. Nous lui avons, donc, proposé d’expérimenter la germination de graines. Cependant, nous avons dû un peu batailler pour qu’elle accepte que les élèves aient tous une expérience différente (avec leur propre journal de bord à remplir chaque matin), et donc que plusieurs d’entre eux ne voient pas leur graine germer (gobelets sans eau). En partant des a priori des élèves et de leurs hypothèses concernant la germination des graines, nous avons réussi à les surprendre, à remettre en question ce qu’ils pensaient être acquis (par ex.: «une graine ne germe pas sans sol» – les racines oui -, «une graine ne germe pas sans soleil» – avec une lampe ou dans une armoire oui -, «une petite graine germe moins vite qu’une grosse graine» – le haricot commence à germer avant le pois-chiche -, etc.). Dans son ouvrage, Giordan reprend une citation de Karl Popper qui résume bien ce que nous avons vécu en classe : «les démonstrations les plus convaincantes sont celles qui établissent qu’une idée est fausse.» (ibid., p.36). Les élèves se sont pris au jeu de la recherche en endossant chaque matin leur casquette de chercheurs en herbe. De plus, nous les avons regroupés différemment chaque jour pour qu’ils discutent des différences et similitudes entre chaque gobelet, cherchent ensemble des hypothèses à ce sujet ainsi qu’ils anticipent la suite probable de la germination de leurs graines ou de celles de leurs camarades (ce qui se révélait parfois nouvellement faux. Par ex. : gobelet+eau+graine > en voyant les racines apparaitre, les élèves pensaient que les graines allaient germer comme l’expérience gobelet+eau+graine+ouate, mais sans un sol, la graine n’a pas pu former de tige ni de feuilles). A la fin de la séquence, nous avons ouvert l’expérience en demandant aux élèves de proposer de nouvelles hypothèses et des manières faisables de les tester. Cela a permis à la classe de maintenir sa curiosité malgré la fin de l’expérience faite avec nous en lui montrant qu’il est toujours possible de chercher plus loin.
A la fin de ton article, tu demandes comment évaluer les élèves. Je pen
Dans la peau d'un chercheur présenté sur la TSR au 12h45 du 7 mars 2011
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