Enseigner les Sciences, EE et EDD

Réseau social du Laboratoire de Didactique et d'Epistémologie des Sciences

Les usages des TIC dans l'enseignement sont fort diverses. Trop fréquemment, les TIC ne constituent qu'un placage des technologies sur des activités pédagogiques existantes, placage pas toujours pertinent. Pourtant, les technologies récentes permettent véritablement d'apporter une valeur ajoutée concernant la mise en place de séquences didactiques, notamment par rapport aux savoirs en jeu, aux composantes de l'apprentissage et aux dispositifs pédagogiques.


Les savoirs en jeu

Un des biais lié à l'utilisation des TIC consiste à considérer le WEB comme un réservoir inépuisable de savoir. Nombreux sont les enseignants à demander à leurs élèves de "rechercher des informations scientifiques sur Internet" et d'en faire un résumé. Cette représentation du savoir scientifique porte préjudice à l'enseignement des sciences, puisque de cette manière, les élèves vont considérer le savoir scientifique comme "extérieur", figé, et que l'apprentissage consiste à faire passer ces connaissances dites déclaratives, de l'écran de l'ordinateur au cerveau de l'apprenant, par un simple transfert, la lecture.

Pour lutter contre cette représentation, et donc revenir à un enseignement des sciences qui met en avant un apprentissage d'une attitude scientifique, des démarches et des concepts organisateurs, ainsi que sur une approche métacognitive, (voir "projet éducatif pour les sciences" - Giordan), il faut rompre radicalement avec cette pratique qui consiste à aller chercher le savoir sur le WEB.

Les technologies permettent ce changement notamment en favorisant des activités intégrant les TIC et qui constituent une aide :

- à la récolte de données scientifiques (afin de conserver des traces d'observations ou d'expériences grâce à des photos, des blogs ou encore afin d'améliorer les observations grâce à des outils technologiques comme le macroscope, les vidéos - ébullition de l'eau, ...) ;

- à la réflexion et au regard métacognitif, portés sur les démarches de sciences mises en place (par exemple en demandant aux élèves de photographier ou de filmer les différentes étapes d'une investigation) ou encore grâce à un blog qui témoigne des moments d'observation et/ou d'expérimentation) ;

- à la représentation et à la modélisation (par l'utilisation judicieuse ou la production d'animations flash, de vidéos, de photos, de schémas ou de textes tentant d'expliquer un phénomène naturel) ;

- à la confrontation des hypothèses et à la communication des déductions (grâce par exemple à des forums ou des réseaux sociaux).


Les composantes de l'apprentissage

Pour chacune des composantes de l'apprentissage mentionnées par Marcel Lebrun, les TIC peuvent amener une valeur ajoutée.

En effet, par rapport à l'interaction, l'utilisation d'Espaces numériques de travail (ENT) ou de réseaux sociaux orientés "apprentissages", permet assurément d'améliorer les interactions, d'une part parce que toute formalisation écrite, schématique, graphique ou conceptuelle nécessite un énorme travail pour son auteur, mais aussi parce que la publication d'un document va susciter réflexion et commentaires.

Pour les activités métacognitives, le recours aux technologies, par exemple la photo et la vidéo numériques, va permettre une centration sur l'ensemble des mécanismes, des procédures et des dispositifs mis en œuvre par les apprenants dans les séquences didactiques.

En ce qui concerne la motivation, si l'utilisation des TIC n'en constitue pas une en tant que telle (la nouveauté, motivation extrinsèque au début, finit parfois par lasser ou désintéresser), les projets intégrant les TIC donnent du sens aux apprentissages.

Pour la production, l'apport des TIC concerne plus particulièrement une plus grande facilité d'utilisation et de production de médias divers, des documents audio, des photos, des vidéos, des portails, ...

Colloque ITIC - Sciences - 17 décembre 2008 (PDF)

Colloque ITIC - Web collaboratif - 17 décembre 2008 (PDF)

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Dans la peau d'un chercheur présenté sur la TSR au 12h45 du 7 mars 2011

Évènements

Dans la peau d'un chercheur

Billet de Marie-Odile RAPHAEL

Billet de Marie-Odile RAPHAEL

Nous avons reçu une radiographie d'une boite mystère ainsi que des photos faites au microscope optique et électronique. Nous nous sommes dit qu'il y avait peut-être un os de seiche dans la boite.Arth…

Nous avons reçu une radiographie d'une boite mystère ainsi que des photos faites au microscope optique et électronique. Nous nous sommes dit qu'il y avait peut-être un os de seiche dans la boite.Arthur nous a apporté des os de seiche, nous avons comparé la poudre qui sortait de la boite avec celle des os de seiche d'Arthur.19 enfants sur 26 pensent que les 2 poudres se ressemblent fortement.Charlotte a apporté une photo de figue fraiche car elle pensait que l'objet rond avec des graines en était peut-être une. Mais finalement elle s'est dit que la figue aurait pourri. Nos prochaines expériences vont porter sur l'aimant.Est ce que l'aimant est une bille?A suivre....Plus

Billet de Lathuraz François

Billet de Lathuraz François

Ce qui tombe des boîtes, odorat et métaux

Nous pensions que ce qui tombait de la boite était:- du bois.- des coquilles.- de la craie.Nous avons regardé au microscope le lundi 7 avril.Nous avons vérifié sur internet mais cela ne ressemble pas à ce qu'on pensait...Pour l'odeur de la boîte, cela ressemble à l'odeur du cèdre d'après nos tests (différents échantillons).Jeudi 10 avril, nous avons passé toutes les boîtes au détecteur de métaux qui a sonné à chaque fois.DorianPlus