Réseau social du Laboratoire de Didactique et d'Epistémologie des Sciences
Lors de ce cours, nous avons du nous placer dans divers ateliers. Avec mon groupe, nous avons choisi celui des mélanges de matières. J'ai pris beaucoup de plaisir à cet atelier car non seulement j'ai toujours adoré les réactions chimiques et physiques et j'ai fait beaucoup d'expérience de ce type, mais ça m'a également rappelé quelques souvenirs de ma vie professionnelle. En effet, pendant une période, j'ai travaillé en tant que serveuse et organisatrice de soirée dans un pub. A la période d'Halloween, nous avions décidé, avec ma collègue, de préparer un shot spécial (un petit verre de 2cl) à la couleur ou à la consistance inattendue. Tout d'abord, nous voulions en faire un de couleurs orange et noir pour rappeler l'esprit d'Halloween. Nous avons donc choisi les bouteilles ayant les bonnes couleurs et après maintes manipulations délicates et plusieurs expériences, nous avons réussi et atteint nos objectifs.Cependant, pour y arriver, il nous a fallu beaucoup de temps, ce qui n'est pas possible de prendre lors d'une soirée. En effet, pour éviter que les alcools se mélangent, nous utilisions une petite cuillère, mais j'avoue ne pas savoir ce qui fait que ça se mélange ou non, est-ce la densité de la matière? Est-ce le taux d'alcool? Je ne sais toujours pas mais j'ai retenu lequel était plus "lourd" que l'autre. Nous avons alors décidé d'en faire un autre plus amusant; le cerveau. Nous savions pertinemment que le citron faisait cailler la crème, ainsi nous nous sommes inspirées de cette réaction pour notre création. Pour arriver à nos fins, nous avons mélangé du lime avec de la Vodka dans le petit verre, puis nous avons versé une petite quantité de Baileys. Celui-ci a donc caillé en plein milieu du verre et a pris la forme d'un cerveau. Pour rendre ce cerveau un peu plus vrai, nous avons ajouté quelques goutes de sirop de grenadine, ce qui faisait penser à du sang. Ce moment était inoubliable! En revanche, nous n'avons pas pu le proposer car au goût, nous avions plus l'impression de manger quelque chose de bizarre plutôt que de boire un shot agréable...
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Commentaire de chloé le 18 mai 2012 à 22:38 Dans le cadre du deuxième travail de réflexion, j'ai choisi de répondre à ce billet car suite à la leçon de Sciences donnée dans une classe de 6P, j'ai constaté chez les élèves un enthousiasme très proche de celui décrit dans ce billet.
Pour le stage de Didactique II, ma dyade et moi avons donné une leçon de Sciences sur le thème des mélanges. La planification de cette intervention nous a demandé du temps, essentiellement au niveau du choix des ingrédients à mélanger. L'atelier proposé dans le cadre de notre cours universitaire nous a d'ailleurs bien aidé pour tenter de confronter les élèves à des expériences présentant visuellement des phénomènes impressionnants. En effet, nous souhaitions susciter la curiosité chez les enfants, ce qui n'est pas une mince affaire! Selon Giordan (p.66), "Il suffit de mettre en contact directement les enfants avec un objet, une situation où il se passe quelque chose, une émotion (...)". Suite au mélange que nous avons fait en guise d'introduction, nous avons tout de suite remarqué que "le contact avec le réel est en effet souvent porteur de sens". Les élèves se sont montrés très enthousiastes et sont rentrés dans les activités avec plaisir!
Réfléchir aux mélanges pertinents n'est pas suffisant, il s'agit également d'être particulièrement attentif aux documents distribués comme supports et marche à suivre des diverses expériences. Il est évident qu'une leçon, axée sur diverses expériences chimiques, doit être impérativement bien structurée, afin qu'elle se déroule sans catastrophe. Nous avons ainsi pris le temps d'amener les élèves à réaliser une démarche expérimentale. Avant d'effectuer une expérience, ils devaient donc émettre des hypothèses, quant aux phénomènes constatables et aux résultats obtenus par le mélange. Ceci dans le but de ne pas simplement être témoin de phénomènes, sans avoir pris le temps de réfléchir sur les possibles effets. Les enfants se sont vraiment bien investis dans cette tâche et les dessins ainsi que les commentaires sont très intéressants. Comme l'écrit Giordan dans son livre (p.50), " la formulation d'une hypothèse est donc le moment le plus créatif de toute la démarche expérimentale".
Afin de terminer la séance sur une note festive, nous avons fait découvrir aux élèves un cocktail à base de jus d'orange et de sirop de grenadine. Ils ont été non seulement impressionnées par l'effet des contrastes et également curieux de connaître la réalisation. Ce qui leur a d'ailleurs donnés envie d'expérimenter ce genre de procédé à la maison...
L'enthousiasme des élèves me laisse un doux souvenir et je me réjouis d'avoir l'occasion de vivre à nouveau une leçon sur les mélanges!
Commentaire de Favre Nolwenn le 8 mai 2012 à 16:28 Pour revenir sur ton retour sur le cours du 19 mars lors duquel nous avons ensemble découvert cet atelier de mélanges, je vais expliquer ce à quoi nous a menées (ma dyade et moi-même) cette séance à proposer comme expérience à nos élèves de 4e.
Notre formatrice étant en plein dans le thème du monde végétal (ils ont planté des haricots et des radis et observent chaque jour leur évolution), nous avons décidé de mener une petite expérience qui a servi aux élèves à comprendre visuellement comment "boivent" les fleurs.
Nous leur avons proposé un défi: Comment colorer les pétales d'une fleur blanche en rouge? Dans un premier temps les élèves ont fait des hypothèses et ont proposé diverses solutions: peindre les pétales avec de la gouache, utiliser un feutre rouge, mettre le jus d'une tomate sur les pétales, utiliser un spray et asperger les fleurs, etc.
Nous les avons ensuite guidé en leur demandant: Comment faire si on n'utilise pas de feutre, pinceaux, crayon...? Ils ont eu de la peine à imaginer d'autres solutions jusqu'à ce que l'un d'entre eux propose de presser une orange et de mettre le jus dans le vase. Nous sommes parties de cette idée pour demander aux élèves comment font les fleurs pour vivre, de quoi elles ont besoin. Ils ont tous parlé du soleil, de l'oxygène et de l'eau. De ce constat, nous leur avons demandé comment l'eau se diffuse dans la fleur. Petit à petit, ils ont compris où nous voulions en venir et ont proposé de mettre de la peinture rouge ou encore du sirop dans le vase.
Nous les avons mis par groupe et ils ont tourné dans la classe passant par diverses solutions à mélanger (ou non) avec de l'eau: sirop, colorant alimentaire, papier coloré, encre rouge et peinture rouge. Ils ont aussi dû remplir un tableau avec les divers mélanges effectués. Nous avons ensuite observé (et dessiné) les résultats: on voit bien comment la couleur se diffuse dans les pétales.
Comme lors du cours du 19 mars, les mélanges n'ont pas été goûtés (bien que le sirop et l'eau soit mangeable!)... Le but de l'expérience n'étant pas cette fois-ci d'observer la réaction du mélange mais son action sur la fleur.
Les élèves sont en tout cas autant passionnés que nous par ce genre d'activités et notre bilan est plus que positif!
A bon entendeur...
Dans la peau d'un chercheur présenté sur la TSR au 12h45 du 7 mars 2011
© 2013 Créé par Laurent Dubois.
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